Née le 17 août 1922, Hélène Liégeois-Meusy est originaire de Bouillon et y a passé son enfance et sa jeunesse. Après son mariage avec Pierre Clarinval, c’est le départ pour Bruxelles.
Son père, Fernand Liégeois possédait la « brasserie des Petits Prés ». L’aîné de ses quatre enfants d’un premier mariage était propriétaire de « l’hôtel de France » à Bouillon. Fernand Liégeois, veuf, épouse Suzanne Meusy, fille d’un chansonnier parisien – Victor Meusy – directeur du « Chien noir » et président de la SACEM de 1912 à 1922.
De ce deuxième mariage naissent trois enfants. La plus jeune, la narratrice, se donne le prénom de France dans « Le Paon bleu ». Elle ajoute le nom de sa maman pour son nom de plume.
Maman de trois enfants, grand-mère et arrière grand-mère, à 86 ans, elle couche sur papier ses souvenirs d’enfance (1929-1936) à Bouillon, recueil savoureux de moments de vie, de plaisirs, de peines mais aussi de coutumes et de vie rurale.
« Au milieu des siens, en osmose avec la nature, dans les joies et les rigueurs des saisons, elle nous entraîne au cœur de son inoubliable Ardenne, à Bouillon, Sensenruth et environs ».
lundi 13 avril 2009
Hélène Liégeois - Meusy
“Le paon bleu”
Bouillon en 1930
Editions Eole
samedi 11 avril 2009
Thierry Maricourt
dimanche 12 avril 2009
Jean-Pierre Vander Straeten
et
Salomé Mulongo
quatrième de couverture :
“Les cultivateurs s’en vont de grand matin, la faux sur l’épaule, une large ceinture en cuir, avec sur le côté, un étui contenant la pierre à aiguiser. En plus, une besace, tenue en bandoulière, leur permet d’emporter une boisson rafraîchissante : soit de l’eau d’orge ou de l’eau de figues légèrement vinaigrée et parfois sucrée avec du sucre candi.
Dès qu’ils arrivent au champ, ils se mettent au travail. Les plus âgés crachotent dans leurs mains puis, chacun partant du côté convenu, empoigne sa faux et, légèrement penché vers le sol, couche des sillons d’herbes en demi-cercles, avec précision et cadence” ...
“Sur tout le parcours, chacun a le temps de plonger dans ses pensées. France ne cesse de sentir cette odeur de paille dans le sillage de la charrette. Elle se représente déjà la grange où chaque gerbe dénouée, étalée sur le sol sera battue avec le fléau pour détacher les grains. Ceux-ci, rassemblés dans un grand van, seront secoués et débarrassés de leurs poussières et déchets. Puis les beaux grains gonfleront les sacs destinés au moulin.
Soudain, le tonnerre gronde dans le lointain, le temps s’obscurcit et le vent s’élève secouant les feuilles des arbres. Vite, vite ...”